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ELEMENTS D’ANALYSE POUR UNE THEORIE DE LA REPARTITION EN ECONOMIE ISLAMIQUE
Docteur Ali YOUALA, ASMECI

Comme toute théorie économique de portée globale, la théorie de la répartition prend appui sur les fondements doctrinaux qui en constituent les soubassements, voire des variables explicatives.
En économie islamique, ces soubassements et variables sont : Taskhir (assujettissement), Istikhlaf (intendance), Takrim (glorification), Al’amanah (dépôt), Al Mas’ouliyah (responsabilité)...
Au niveau de la répartition les effets de cet ensemble axiomatique commandent :
1) La justice sociale au niveau de sa conception théorique (démocratie économique + efficience économique) d’abord et au niveau des forces motrices de la mise en marche de ses dynamiques (production + répartition équitable + redistribution) ensuite.
2) Les déterminants organisationnels en ce sens que les rôles impartis aux institutions compétentes sont réglementés par la Chari’a. Ainsi le marché (par le biais de la détermination des prix des facteurs), les mécanismes autonomes de la répartition Zakat, Waqf, réparation de péché, offrandes, etc.) et l’Etat (organisation de la Zakat, du Waqf et de toute autre sorte de transfert) se doivent d’agir de concert afin d’engager la société, indépendamment de toute circonstance historique, en même temps sur les voies de l’efficacité, de l’équité et de la solidarité.
3) Les bénéficiaires qui sont les destinataires de la propriété ou du revenu le sont en fait soit à titre de gain (rémunération des détenteurs des facteurs : travail, capital et terre) ; soit à titre de besoin (divers ayants droit aux transferts sociaux) ; soit à titre de droit (cession des biens).
4) Les formes de la répartition qui sont au nombre de trois : primaire, secondaire et tertiaire.
 La première décrit les formes de propriété (collective, étatique, privée) et les modalités d’y accéder (textes, effort, transaction, etc.) ;
 La deuxième s’occupe des conditions de détermination des revenus des facteurs (salaire, profit, rente) ;
 La troisième enfin reconsidère les résultats issus des deux premières afin d’en combler les déficits en procédant à des transferts relevant des mécanismes obligatoires (charges familiales, Zakat, etc.), volontaires (Waqf, don, etc.), surrogatoires (obligation d’assister le nécessiteux) et étatique (devoir d’assurer l’équilibre social y compris par recours à l’option fiscale).
 Le tout doit converger vers une harmonie qui en n’est pas une si les équilibres psychique, économique, social et écologique ne confirment pas, de fait l’idéal théorique de la justice sociale.

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